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(c) Sonja Portenier / nosvoisinssauvages.ch
08.07.2020

Cet été partez à la rencontre de Nos voisins sauvages, ces animaux qui vivent près de chez nous, dans le Val-de-Ruz ! Toutes les observations accompagnées d’une photo qui sont téléchargées entre le 1er janvier et le 31 août 2020 sur www.val-de-ruz.nosvoisinssauvages.ch participent automatiquement au concours photo

Toutes les photos d’animaux sauvages sont les bienvenues ! Dans la catégorie Prix du jury, un les photos doivent convaincre un jury d’experts. Le gagnant aura la chance de participer et en famille à l’excursion Brame du cerf organisée par le Parc Jura vaudois, mi-septembre. Dans le cadre du Prix du public, tous les utilisateurs enregistrés désigneront ensemble, début septembre (1er au 20 septembre), les photos qui leur plaisent le plus. Les deux gagnants recevront chacun un bon pour déguster de délicieux produits régionaux du Parc Chasseral. Enfin, comme toutes les observations sont précieuses pour la science, un tirage au sort désignera trois photographes qui recevront chacun un set « Hérisson » comprenant une Revue La Salamandre, La Salamandre Junior ainsi qu’un DVD et une brochure sur la biologie de ce sympathique animal offerts par Pro Hérissons.

Votez jusqu'au 20 septembre pour vos photos préférées, vous désignerez ainsi les photos gagnantes pour le Prix du public. N’hésitez pas à inviter vos amis à voter pour votre photo ! 

Nous nous réjouissons de découvrir vos rencontres avec la faune vaudruzienne !

Preuve photo de la présence de la genette d'Europe dans une forêt près de la ville de Genève (© J. Pesaresi)
15.06.2020

La genette d'Europe (Genetta genetta) a été repérée pour la première fois en Suisse. L'animal, qui a vraisemblablement immigré seul en Suisse, a été immortalisé par un piège photographique près de Genève. 
L'aire de distribution originale de cette espèce de genette est le continent africain, toutefois on la trouve aussi dans la péninsule ibérique et aux Baléares, où elle a probablement été introduite il y a plus de 3000 ans. Pendant longtemps, la genette est restée dans ces régions, mais au cours des dernières décennies, elle s'est répandue plus loin dans le sud de la France. Il semble maintenant que la genette européenne migre plus au nord et pourrait bientôt être plus souvent observée en Suisse.  

Vous pouvez regarder les vidéos du piège photographique ici

Source : Pesaresi J. et Ruedi M. 2020 First Record of a presumed wild common genet (Genetta genetta) in Switzerland. Revue Suisse de Zoologie 127(1) : 101-104.

© pixabay.com
25.05.2020

La pandémie actuelle de COVID-19 se propage depuis le début de l’année 2020 à travers le monde. Elle trouve son origine en Chine, dans la ville de Wuhan, où cette nouvelle pneumonie virale infectieuse s’est déclarée en décembre 2019. Les hôtes de cette souche de ce Coronavirus ont été identifiés comme étant des chauves-souris. Un Rhinolophe asiatique répandu dans la province du Yunnan (Rhinolophus affinis) a été identifié comme porteur d’un coronavirus partageant une forte identité de séquence génétique avec le COVID-19 (96 %). Un hôte intermédiaire est toutefois nécessaire pour le passage de ce virus sur l’homme, le principal suspect est le Pangolin de Malaisie (Manis javanica). L’apparition de la pandémie semble donc due à la mise en contact de chauves-souris et de pangolins sur des marchés où ces animaux sont vendus pour être consommés. Ce genre de situation augmente le risque de transmission de virus d’un hôte animal à un autre. 

C’est à l’issue d’un trafic dû à des activités humaines délictueuses que ce coronavirus a probablement infecté l’homme. Ces pratiques nous confirment une fois de plus qu’aujourd’hui, nous ne vivons pas uniquement une crise sanitaire mais également une crise environnementale dont les chauves-souris sont aussi victimes. Avec l’explosion démographique et la généralisation d’une agriculture prédatrice des ressources naturelles, l’homme se rapproche d’espèces qui le fuyaient, tout en détruisant leurs habitats. Menacées, les chauves-souris sont aujourd’hui protégées dans toute l’Europe. 

Chez nous, toutes les espèces de chauves-souris sont insectivores, dévorant d’énormes quantités de moustiques, mouches, carabes, etc. Elles rendent ainsi des services importants à l’agriculture et à la sylviculture notamment. Ces mammifères sont capables de manger entre 500 et 1000 insectes en une heure ! Une colonie de chauves-souris à proximité d’un verger peut réduire de 50% l’utilisation de pesticides. Comme le précise le communiqué du Centre de Coordination Ouest pour l’étude et la protection des chauves-souris (CCO), la valeur des services écosystémiques des chauves-souris est estimée en Suisse à plus de 100 millions de francs par an. 

Il est primordial de rappeler que le coronavirus se propage uniquement par transmission d’humain à humain. Une transmission directe des chauves-souris à l’homme est hautement improbable dans nos régions, selon le Professeur Cornel Fraefel, de la faculté Vetsuisse de l’Université de Zürich. D’autant plus qu’en Europe, il n’y a quasiment aucun contact direct avec les chauves-souris.Avoir des chauves-souris chez soi représente une chance et non pas un danger. La cohabitation entre hommes et chauves-souris sous un même toit peut se faire sans soucis. Profitons donc d’observer le vol de ces mammifères fascinants lors de leurs chasses aux insectes !

En cas de questions concernant les chauves-souris vous pouvez contacter votre antenne régionale du CCO.

Important : toute personne amenée à manipuler une chauve-souris, par exemple trouvée par terre, doit se munir de gants ou la saisir avec un linge. Avec la peur, un animal se sent menacé, peut crier et mordre. Les précautions de base doivent donc être prises.

Plus d’informations sur les chauves-souris ou sur l’origine des pandémies:
- https://www.lemonde.fr/planete/video/2020/04/19/pourquoi-nos-modes-de-vi...
- https://www.bats.org.uk/news/2020/04/facts-about-bats-covid-19
- Un magnifique film Une vie du Grand rhinolophe, réalisé en France

© Christine Moor / stadtwildtiere.ch
01.05.2020

Le grand corbeau est le "grand" cousin de la corneille, qui est bien plus fréquente et que tous les enfants ont déjà pu observer. Malgré leur cri peu harmonieux, ces deux oiseaux appartiennent aux oiseaux chanteurs, dont le plus grand représentant est justement le corbeau. Les majestueux oiseaux noirs au bec puissant se reproduisent chaque année au Palais fédéral depuis les années 1980. Après la grande rénovation du Palais fédéral, le nid de corbeau n'a pas été occupé pendant plusieurs années, mais depuis cette année les oiseaux sont de retour, comme le montrent de façon impressionnante les photos publiées sur stadtwildtiere.ch, le volet urbain de Nos voisins sauvages.

Ce chacal doré a été photographié au Tessin (Cantone Ticino)
28.04.2020

Le chacal doré (Canis aureus) est arrivé au Tessin. L'observation a été confirmée dans la région de l'Onsernone-Centovalli par le garde-faune local de l’office de la chasse et de la pêche du canton du Tessin, comme l'a annoncé la fondation KORA le 21 avril 2020. Le chacal doré, un prédateur de taille moyenne d'environ 15 kg, est un représentant de la famille des canidés qui se répand naturellement en Europe.

À l'origine, l'espèce vivait en Arabie, en Inde et jusqu’en Turquie. Le changement climatique a permis à cette espèce de se propager vers l'ouest. En Suisse, le premier signalement a été fait dans le nord-ouest des Alpes en 2011. En 2019, des chacals dorés ont été observés dans les cantons des Grisons, de Fribourg et de Genève. Il s'agissait toujours d’observations d'animaux isolés.

Fondation Kora, écologie des carnivores et gestion de la faune sauvage

Les petites crottes du hérisson ont 1 cm de diamètre et sont longues de 2-3 cm
15.03.2020

Les passages nocturnes du hérisson se signalent souvent par l'abandon dans les allées et les chemins parcourus de petites crottes caractéristiques. Généralement noires, elles sont parfois un peu molles (ingestion de mollusques), ou brillantes et friables (débris d'insectes). Alors, ouvrez l'oeil !

Paysage des Alpes vaudoises (c) Alpes vivantes
23.12.2019

De 400 mètres à plus de 3000 mètres d'altitude, les Alpes vaudoises sont d'une très grande valeur pour la biodiversité alpine: forêts, montagnes, fonds de vallée ou encore près et pâturages secs. De nombreuses espèces protégées se trouvent dans cette région. Mais nos connaissances quant à la distribution de la faune sauvage restent limitées. 

Le projet "Nos voisins sauvages Alpes vivantes" a pour but d'aller à la rencontre de la faune sauvage présente dans et autour des villages de la région et de compléter les lacunes de connaissance sur la répartition des différentes espèces. Ainsi, le projet veut collectionner, ensemble avce la population, les observations d'animaux sauvages.

Après le Val de Ruz, c'est ainsi la deuxième région de Suisse romande à lancer un projet régional. C’est à la toute nouvelle Association Alpes vivantes qui est porteuse du projet. L’Association peut compter sur la participation des trois communes fondatrices, Aigle, Ollon-Villard et Gryon. Avec son propre projet local de Nos voisins sauvages, l’Association veut rendre les quelques 18'000 habitants du périmètre attentif à la faune régionale. Les premiers projets et appels à la population seront lancés début 2020.

14.10.2019

Une biche et son faon, photographiés ce printemps dans le Jura (© Office de l'environnement Jura)

La présence de la biche a été signalée par un garde-forestier attentif. L’installation d’un piège photographique par le garde-faune cantonal a ensuite permis de découvrir la présence d’un faon. Cette découverte a été réalisée dans les flancs escarpés du sud de la Vallée de Delémont.

Le cerf avait quasi disparu de Suisse au 19e siècle à la suite de la destruction de son habitat forestier par des coupes massives, ainsi que d’une chasse intense et non contrôlée. Dès 1870, les premiers cerfs ont regagné les Grisons depuis l’Autriche. Seules certaines régions du Plateau suisse et le canton du Jura restaient non colonisés ces dernières années. Aujourd’hui, le pays abrite au total plus de 35'000 individus, surtout dans les Alpes et les Préalpes. Près du tiers d’entre eux sont abattus chaque année à la chasse.

Dans le Jura, depuis une quinzaine d’années, le nombre d’observations a augmenté. Une bonne vingtaine d’individus adultes vivent à ce jour disséminés sur le territoire cantonal même si aucune véritable harde ne s’est encore constituée. La colonisation est lente en partie en raison du manque de perméabilité des voies de déplacement (réseau routier et infrastructures). Les animaux sont venus naturellement de deux axes de colonisation principaux, soit de l’Ouest par les côtes du Doubs et du Sud-Est par la chaîne du Raimeux. Des individus ont également été signalés en Basse-Allaine, sans doute aussi en provenance d’Alsace.

Le retour du cerf élaphe est une bonne nouvelle et démontre la présence d’habitats adaptés dans nos régions. La colonisation complète qui s’annonce nécessitera toutefois un travail de communication accru et la mise en place progressive d’une gestion adaptée de l’espèce. Il s’agira d’anticiper et d’éviter la situation vécue dans certaines régions des Préalpes et des Alpes, où les effectifs importants mettent à mal le rajeunissement de la forêt et peuvent impacter la sécurité routière. Dans l’intervalle, la protection du cerf par la législation jurassienne restera en vigueur. (communiqué jura.ch)

10.10.2019


Jeunes loups près du Piz Beverin (© Pius Furger)

Le 4 octobre 2019, le canton a ordonné la régulation de la meute de loups autour de Beverin. Le week-end des 6 et 7 octobre 2019, les gardes-chasse ont abattu deux jeunes loups, comme l'a annoncé le 10 octobre 2019 l'Office de la chasse et de la pêche du canton des Grisons, dans un communiqué de presse.

Les animaux seront maintenant examinés à l'hôpital vétérinaire de l'Université de Berne et génétiquement identifiés à l'Université de Lausanne. Aucun autre détail sur le lieu et l'heure des actions ne sera annoncé tant que la mise en œuvre de la régulation est en cours. L'Office de la chasse et de la pêche (AJF) informera périodiquement de l'avancement de la mise en œuvre.

L'AJF a été chargée d'enlever un total de quatre jeunes loups de sur le territoire de la meute de Beverin. Cette région est bordée par le Rhin postérieur, le Rhin antérieur, le Glenner et la ligne Vals - Bärenhorn - Nufenen. En 2019, 7 jeunes loups ont été observés dans la meute. 

Au début de l'été 2019, Pius Furger a pris des photos spectaculaires des jeunes loups jouant dans la région de Heinzenberg-Safiental-Piz Beverin (à une distance appropriée avec un téléobjectif). Au cours de l'été, la meute s'est déplacée, comme c'est habituel avec les meutes de loups quelques semaines après la naissance des jeunes.

Film de Pius Furger, en ligne dans un article du journal Südostschweiz.

09.10.2019

La réforme de la loi sur la chasse, qui a été approuvée par le Parlement lors de la session d'automne 2019, devrait être adoptée en 2020. La nouvelle loi vise à assouplir la protection des animaux sauvages en Suisse. A l'avenir, le Conseil fédéral pourra classer comme espèces pouvant être régulées des espèces précédemment protégées telles que le castor, le lynx, le loup, la loutre, le héron gris, le harle huppé, l'aigle royal, etc. Au lieu de prendre des mesures de protection, les animaux sauvages "problématiques" devraient pouvoir être décimés préventivement afin d'éviter tout dommage éventuel.

Les cantons peuvent maintenant décider de l'élimination

A l'avenir, les cantons pourront décider de l'élimination des animaux sauvages, quel que soit leur statut de protection. Ce point est considéré comme particulièrement problématique par les organisations de protection de la nature et des animaux.

A l'avenir, les cantons pourront décider eux-mêmes s'ils veulent décimer des "animaux à problèmes" ou des "populations problématiques", indépendamment de leur statut de protection. Les opposants à la nouvelle loi sur la chasse soulignent que la Confédération peut d'ores et déjà autoriser la décimation des populations à problèmes, comme le montre actuellement l'abattage de 4 jeunes loups dans le canton des Grisons. Il n'est donc pas nécessaire d'assouplir le droit sur ce point.

Référendum : 50'000 signatures d'ici le 16 janvier 2020

Les organisations de protection de la nature et des animaux ont donc lancé un référendum contre la nouvelle loi et doivent maintenant recueillir 50'000 signatures d'ici le 16 janvier 2020. 

Elles seront soutenues par les organisations et institutions suivantes : Pro Natura, Birdlife Switzerland, WWF Suisse, Groupe Loup Suisse, Mountain Wilderness, Protection Suisse des Animaux PSA, Stiftung Tier im Recht TIR, NetAP Network for Animal Protection, Parti suisse pour les animaux, Verein CHWolf, Fondation Franz Weber et Helvetia Nostra. Le PS et les Verts soutiennent également le référendum. 

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